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Я вся буду в желтом.
Хоть мне этот цвет не идет.
И сумка красная через плечо.
Я тебя обниму горячо
Сама вырываясь в полет.
А на закате иного дня
Я вспомню печальный рассвет
И тишину отведу рукой
Странным: “Хочу быть с тобой.”
Но вряд ли услышу ответ.
И уже не пойму никогда,
Что это значит – мечтать,
И как наполняются смыслом слова,
И почему зеленеет трава,
И как без крыльев летать…
06.08.2001.

Une nouvelle fantastique…

C’est toute petite nouvelle fantastique, on peut dire que c’est une interprétation de la version russe que j’ai lu il y a longtemps et dont j’ai oublié le nom de l’auteur.

Grégoire et Arthur ont attendu que finalement la pleine lune arrive. Ils ont quitté la village juste après que le soleil touche le bord de la terre. Les habitants du village et leurs familles leur ont dit adieu en pleurant. Personne n’avait gardé espoir de les revoir. Cela faisait déjà la sixième fois que le village envoyait ses meilleurs guerriers et aucun ne revenait jamais. « Le Dragon de fer » qui à chaque pleine lune rampait à travers « la Grande Clairière des Aineux » , anéantissait toujours les braves du village en les estropiant et en les déchiquetant malgré leurs glaives, haches et boucliers.
Grégoire et Arthur savaient ce qui les attendait, mais comme les héros, ils étaient prêts à donner leur vie pour défendre « la Clairière des Aineux ». C’était une question d’honneur.
Ainsi ils se sont préparés et se sont cachés dans un buisson au bout de la clairière. Ils devinaient les dimensions de ce monstre de fer par les empreintes qu’il laissait sur son passage : 2 traces séparées l’une de l’autre d’une taille humaine. Tout le village pensait qu’il s’agissait des traces de la queue du Dragon.
Soudain ils ont entendu le grincements et le grondement métallique. Et deux lumières luisantes ont surgi de l’obscurité. Elles s’approchaient à une vitesse inimaginable. Arthur et Grégoire ont saisi leurs armes et se sont jetés sur les lumières…
Cinq minutes après dans la clairière tout était si calme comme si rien ne s’était passé.
- – -
Jean était toujours inoffensif et même gentil. On dit de ces gens-là qu’ils ne feraient pas mal à une mouche. Mais il lui arrivait parfois de tuer des êtres vivants. Seulement c’était accidentel en raison de son travail. Il travaillait comme conducteur de train. Il lui arrivait d’écraser des lapins et même des sangliers. Cela se passait le plus souvent pendant la nuit lorsque les animaux, aveuglés par la lumière de train, se jetaient sous celui-ci. Dans ces cas-là, Jean restait calme et se disait que c’était la vie.
Cette nuit-là, la pleine lune éclairait la voie et la visibilité était très bonne. Et Jean ne s’attendait pas à ce que 2 jeunes hommes, agitant glaives et haches, se jettent sous son train! « Peut-être c’était des suicidés »- pensa Jean un peu étonné…

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Как странно ты себя изобразила -
Холодная улыбка и печальный блеск в глазах.
Свою судьбу сама ты изменила
Уйдя, ни слова на прощанье не сказав.

И эту неоцененную смелость,
И вопрошание немое на губах
Ты не запомнишь, как и многое другое -
Все это – только строчки на листах…

07/05/2003

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Как долго это длится?
Легко ли притворяться?
Себя обманывать, влюбляться,
Пустыней восхищаться…

Здесь прошлое, там будущее…

И много странных лет
Ищу на все вопросы лишь один ответ
И понимаю, что ответа нет:
Все это – экзистенциальный бред!

21/10/2002

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Даже пламя свечи не дрожит.
Уже полночь, природа спит.

05/12/2002

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Состояние моей души -
Это странность в суженных зрачках,
Отраженный свет упавшей звезды,
Вкус безмолвья на губах.
Крылья расправляю и в потоке дней
Их ломаю о безумство мыслей.
Падая на острия камней
Возрождаюсь, зачарованная высью.
23.11.2001.

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